Nos actions en Syrie

En 2013, la guerre sévit depuis déjà deux ans en Syrie. Au cours du mois de septembre, le village de Maaloula est assailli par les terroristes du Front Al-Nosra. Les églises sont brûlées, les populations massacrées ou contraintes à l'exil, dans le dénuement le plus total.

 

A Paris, Charles de Meyer et Benjamin Blanchard décident de ne pas rester les bras croisés et lancent la première opération « Noël en Syrie ». Alors que la situation sanitaire se dégrade, le premier convoi humanitaire permet d'apporter quatre tonnes de jouets, de vêtements et de couvertures aux Syriens. 

 

Le jour-même, alors qu’une pluie d’obus tombe sans cesse dans plusieurs villes syriennes, les rebelles font sauter quarante tonnes d’explosifs dans un hôpital très moderne d'Alep. De minces affiches annoncent les morts des paroisses ; partout les descriptions de carnages, les récits de djihadistes qui violent et tuent par obscurantisme. Le ton est donné ! En important un conflit religieux dans un pays où les religions vivaient en paix, des puissances étrangères ont mis en péril l’un des exemples les plus aboutis de cohabitation au Proche-Orient.

 

Les Français n’abandonneront pas les Syriens, SOS Chrétiens d’Orient est né.

 

A partir de juin 2015, des antennes permanentes sont ouvertes dans tout le pays et accueillent, tout au long de l’année, leurs premiers volontaires. Les besoins sont réels et innombrables, la situation est alarmante, la tâche est immenseSOS Chrétiens d’Orient agit à deux niveaux : la distribution de produits de première nécessité qui répond à des besoins d’urgence (nourriture, eau, couvertures, électricité…) ; et des projets qui préparent l’après-guerre avec, par exemple, la reconstruction des maisons et églises détruites, le développement de projets agricoles, la prise en charge d’inscriptions scolaires, de frais de logement pour les étudiants afin d’éviter les « vides » générationnels propres aux conflits de haute intensité et d’assurer un avenir à ces jeunes qui feront la Syrie de demain...

 

Après six années de guerre, de multiples privations, de souffrances, de deuils, les Syriens commencent à voir le bout du tunnel. Alep a finalement été libérée du joug islamiste. Mais les Aleppins ne sont pas encore tirés d’affaire, même si les chrétiens savent que le pire est derrière eux. Leur exemple doit nous interpeller, nous qui avons la chance de ne pas connaître les horreurs de la guerre. S’ils sont abandonnés, c’est la Syrie qui meurt.

 

Aujourd’hui, SOS Chrétiens d’Orient investit sur le futur et intensifie ses projets de développement économique pour que les Syriens reprennent les clés de leur vie. Avec votre aide, la Syrie se relèvera grâce aux Syriens.

Cliquez sur les points de la carte pour voir la description de nos différentes missions menées en Syrie

Carte des missions

QUAND CINQ DéPUTéS FRANçAIS CéLèBRENT PâQUES à DAMAS

sos chretiens orient Syrie

Aux côtés des catholiques syriens - les orthodoxes entament à peine leur carême - se trouvent cinq députés français. Récit. Cinq heures du matin ce dimanche, les « alléluias » résonnent dans les rues du quartier chrétien de Bab Sharki, à Damas. Aux côtés des catholiques venus fêter Pâques – pendant que les orthodoxes entament à peine leur carême – se trouvent cinq députés français « Les Républicains » venus en Syrie pour l’occasion avec l’appui de l’association syrienne al-Karma*. Thierry Mariani, Valérie Boyer, Nicolas Dhuicq, Michel Voisin et Denis Jacquat se tiennent en face du patriarche Grégoire III Laham, qui s’adresse à eux en français, à plusieurs reprises. « Dites à François Hollande que nous, nous aimons la France », lance-t-il avant de transmettre un message qui lui tient à cœur et qu’il répète sans cesse : « merci d’avoir accueilli nos fidèles en France mais leur place est ici ! Œuvrez pour la paix en Syrie, aidez-nous à rester dans notre pays qui est beau et dans lequel nous avons su et saurons vivre. Ils sont Syriens et nous avons besoin de tous pour reconstruire ! »   « La France ne vous oublie pas » Valérie Boyer explique la démarche : « cette cause est la mienne depuis longtemps et nous avons voulu apporter notre soutien concret à la population syrienne, aux chrétiens qui fêtent Pâques et leur dire que la France ne les oublie pas ». La veille, les députés rencontraient des étudiants de l’université de Damas avec lesquels ils ont eu un échange. « Quoi que vous en pensiez, vous avez en France beaucoup d’amis ! », lançait Thierry Mariani, avant que son collègue Michel Voisin ne salue la reprise de Palmyre par l’armée arabe syrienne sous des applaudissements nourris. Dans la salle, une jeune Alépine de 20 ans attrape le micro et s’adresse aux parlementaires dans un français impeccable : « j’ai un rêve… Que la France ouvre à nouveau son lycée français à Alep. J’y étais jusqu’en terminale avant que la guerre éclate et que la France se retire. J’ai dû aller passer mon bac au Liban en 2012, et la France nous manque. » À quelques rangs de là, un autre étudiant intervient : « hier, c’était vendredi saint pour les chrétiens, nous savons ce que cela veut dire ici, certains de nos camarades de classe ont été crucifiés par des opposants islamistes. Quel est votre message pour la Syrie ? » Les députés accusent le coup avant d’assurer ces étudiants de leur soutien et de leur compassion : la guerre devient soudainement une cruelle réalité dans la bouche de ces jeunes Syriens pourtant déterminés à « résister ». « La nation syrienne doit regagner toute sa souveraineté, et vous devez décider de votre avenir », rassure Nicolas Dhuicq. La France interpellée sur les « sanctions » culturelles Une autre jeune femme regrette que la France ait décidé de sanctionner la Syrie en bloquant certains programmes culturels : « c’est ce que vous appelez la démocratie ? » À quelques rues de là, le fondateur du Centre des Arts Visuels lui donne raison dans un remarquable français lui aussi : « la France m’a éduqué, et j’ai du mal à comprendre qu’elle se soit retirée de la Syrie si vite. Je ne parle pas ici de politique, mais de culture. L’embargo nous empêche par exemple d’importer de la peinture ou des pinceaux pour nos artistes… Je ne crois pas que cela ait grand chose à voir avec les relations diplomatiques ! » Lorsqu’on lui demande comment il continue à faire vivre son « work shop », il répond avec lassitude : « nous achetons de la moins bonne qualité ailleurs, ou alors nous faisons des allers-retours à Paris où nous sommes obligés de payer en cash parce que nous sommes Syriens. La France a pourtant des amis ici, qui se sentent abandonnés ! » Son émotion est visible lorsqu’il salue cette délégation française : « vous nous avez tant manqués », ajoute-t-il encore.   « Nous sommes les enfants de la résurrection ! » Retour au patriarcat melkite catholique de Damas, en ce matin de Pâques : « nous sommes les enfants de la résurrection, qui offre tellement plus que le terrorisme », poursuit le patriarche devant son église comble de mines réjouies. Les députés filent vite rencontrer le président Bachar el Assad après la messe. Le dirigeant très controversé est pour ces députés « un acteur incontournable, qu’on le veuille ou non. » Et de fait, l’homme dont on annonçait la chute dès 2011 est toujours à la tête de son pays et de son armée. « Nous avons un ennemi commun et les récents attentats nous l’ont malheureusement rappelé dans le sang. La Syrie est devenue la plaque tournante du djihadisme, nous ne pouvons-nous permettre de multiplier les ennemis », explique Thierry Mariani, à l’origine de ce voyage organisé avec l’association SOS Chrétiens d’Orient. L’après-midi même, c’est le grand mufti de Syrie qui salut chaleureusement la délégation : « vous êtes un porte-bonheur : aujourd’hui nous fêtons Pâques et la libération de Palmyre », sourit-il avant d’appeler les parlementaires à œuvrer pour le retour des relations diplomatiques, poétiquement : « on parle souvent du français comme de la langue de l’amour, dites aux Français que nous attendons le retour de cet amour avec impatience ! » * Une organisation non gouvernementale culturelle syrienne, tournée vers la reconstruction et le rayonnement du pays, dont les fondateurs sont presque tous francophones.   Un article de Charlotte d'Ornellas pour Aleteia

En chiffres

16 Volontaires sur place

25 Projets en cours

378 Projets réalisés

11 lieux de missions

Les projets en cours

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6/11/17

Rebâtir le quartier arménien d'Alep

Le 12 décembre 2016 restera dans les annales en Syrie comme le jour du début de la délivrance d’Alep.

Après cinq ans de guerre, cinq ans de combats, cinq ans pendant lesquels la mort et la destruction étaient omniprésentes, les groupes armés qui occupaient la partie est de la ville ont rendu les armes.

Le quartier de Midan est situé en plein coeur d’Alep. C’est un spectacle sidérant de rentrer au hasard dans ces immeubles et de découvrir tous ces appartements dévastés où les images pieuses et les photos de famille jonchent le sol au milieu des gravats. Les réfrigérateurs sont encore plein des victuailles moisies. Les bijoux, les bibelots, les vêtements... tout est encore là, amoncelé sur le sol.

25/05/18

Soutien aux familles pauvres musulmanes

Après sept années de guerres et de bombardements, la situation économique de la Syrie est au plus bas. Des milliers de familles sont déplacées, et vivent dans l’extrême pauvreté, n’ayant à peine de quoi subsister.

A Damas, dans certains quartiers, de nombreuses familles musulmanes sont lourdement éprouvées et survivent dans des conditions déplorables. Pour la fête de l’Iftar, grâce à vos dons, plus de 6.000 repas ont été distribués afin de leur apporter un peu de réconfort.

24/05/18

Briser la solitude des personnes âgées

La guerre et les combats ont fait fuir de nombreuses familles, qui ont fait le choix de quitter la Syrie. Les personnes âgées, elles, n'ont eu ni les moyens ni la capacité physique de quitter Alep, leur ville. Plongée dans l'histoire de leur vie passée, la plupart d'entre elles ont décidé de rester et d’affronter la guerre. Mais la solitude et l'oubli sont alors devenus un quotidien redoutable. Leur impuissance crie à l'aide.

12/01/18

Une école pour les enfants arméniens

Avant la guerre, l’école Al Imane était l’un des plus importants établissements scolaires d’Alep. Mille élèves de la maternelle au lycée y étudiaient sous la direction de l’archevêché arménien catholique. Ils ne sont aujourd'hui plus que quatre cent vingt élèves. 

Les plus jeunes n'ont vécu que la guerre, une vie sans éléctricité, sans eau courante. Aujourd'hui ce dont ils ont besoin, c'est de s'instruire, d'oublier la peur, le fanatisme religieux ! Pour cela, la paroisse arménienne a prévu la mise en place d'ateliers de musicothérapie pour les adolescents. Pour les faire changer de décors, pour passer dans un autre environnement que celui de la classe ou de la maison. Pour d'autres il a fallu faire appel à des psychologues qui les accompagnent, les aident à se défouler, à raconter ce qu'ils portent en eux, à retrouver un peu de cette innocence perdue !

14/06/18

Avec les enfants des rues de Damas

Sous la tente blanche du centre Saiyar d’Abu Romaneh, résonnent les voix des enfants-mendiants. Le phénomène s’est accru depuis le début de la guerre à Damas et le nombre de jeunes qui se droguent, se prostituent où volent pour survivre a augmenté de manière inquiétante. La première fois que je les ai rencontré, leurs grands yeux sous leurs cheveux sales m’ont dévisagés. Leurs mains ont tapés dans les mienne avec une violence inconsciente pour me souhaiter la bienvenue. Pour la sécurité de ces enfants de la rue dont la présence à Damas n’est pas tolérée, nous ne montrerons pas leurs visages.

2/05/18

Reconstruisez la maison de Lawandios

Maaloula, un petit joyau niché dans les montagnes de Syrie. Lorsque l’on y arrive par la route de Damas, s’élèvent à gauche, la montagne catholique, et à droite, la montagne orthodoxe. Entre les deux falaises sacrées, Notre-Dame-de-Syrie perchée sur son promontoire rocheux, surplombe le désert.

Il est encore tôt, et Maaloula sous le soleil matinal, déjà résonne d’un bourdonnement vital. Des ruelles sinueuses du village s’élèvent des nuages de poussière ocre: les Maaloulites s’y affairent à reconstruire leurs maisons, qui ont cruellement souffert des bombardements lors de la libération du village en Avril 2014. Depuis, une partie de celui-ci a été reconstruit mais des morceaux de toitures pendent encore lamentablement dans les maisons en ruine qui parsèment la vieille ville.

Pour ses habitants, la destruction de leur maison est un douloureux souvenir qui a eu de lourdes conséquences humaines et financières. Aujourd’hui, ceux qui sont restés travaillent dur pour réhabiliter les habitations. Dans l’obligation de louer un appartement où de se réfugier chez leurs voisins, les propriétaires se sont endettés.

 

4/05/18

Relancer la viticulture à Maaloula

Délaissées depuis une quarantaine d’années, les cultures du raisin et du sumac à Maaloula sont absolument nécessaires au développement économique du village.

Le retour des habitants s’accélérant, SOS Chrétiens d’Orient poursuit son aide aux Maaloulites en leur fournissant une activité, source de revenu sur le long terme. Pour cent quinze familles, 5 000 m² de vignes, de sumac ou de ces deux cultures pérennes, produisant des fruits pendant des dizaines d’années, seront replantées.

 

16/05/18

Veiller sur un joyaux syrien

Dans l’Ouest de la Syrie, sur un site stratégique des contreforts du jabal Ansariya, une forteresse colossale s’élève. Au carrefour des routes de Homs, Tartous, Antioche et Beyrouth, à six cent mètres au-dessus de la Vallée des Chrétiens. C’est ici, sur les bases d’un fort ottoman, que les Hospitaliers ont édifié en 1140 leur fameux Krak des Chevaliers.

Malheureusement, ce symbole historique et culturel d’un pays tout entier s’effondre lentement. La forteresse, réputée imprenable, a souffert des siècles et de son occupation par le groupe terroriste Al-Nosra. Des pans entiers du mur d’enceinte, marqués par les stigmates d’une guerre qui dure depuis plus de sept ans, menacent de s’écrouler.

Depuis le début du conflit en Syrie, les groupes de touristes qui affluaient devant la majestueuse muraille ont déserté la vallée. Inscrit sur la liste du patrimoine culturel en péril de l’UNESCO, ce site exceptionnel souffre d’un manque de moyens.

29/05/18

Aide d'urgence pour Mhardeh

Depuis sept ans, les 20.000 habitants de la petite ville chrétienne de Mhardeh sont assiégés par les terroristes d’Al-Nosra (désormais connu sous le nom de Fatah el Cham). Soixante-trois personnes ont déjà été tuées par les roquettes et les obus de mortiers, tirés au hasard par les terroristes. A chaque attaque de roquettes, les enfants se précipitent dans les caves des écoles.

Les pillards d’Al-Nosra s’acharnent à vouloir conquérir Mhardeh, ville symbole de la présence historique du christianisme en Syrie. Aujourd’hui les tranchées d’Al Nosra sont à 500 mètres des portes de la ville et les terroristes ont reçu des lanceurs et des missiles Grad flambants neufs. Qu’arrivera-t-il à ces gens si les terroristes les submergent ?

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