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Le camp d’été d’Ader : un oasis de joie au milieu du désert.

FR - 09/08/2019

Le soleil au zénith brûle la peau, des vagues d’air chaud montent du sol. Au milieu de l’étendue désertique, quelques oliviers rehaussent le paysage d’une touche émeraude. L’appel à la prière du muezzin retentit dans le village dont le calme n’est troublé que par le passage de rares voitures sur les routes goudronnées qui le traversent.

Nous sommes à Ader, une petite ville du sud de la Jordanie, située non loin de la citadelle de Karak. La route permettant de s’y rendre depuis Amman traverse le désert jordanien, seulement peuplé de quelques campements de Bédouins.

Nous arrivons devant l’église, au rendez-vous donné par le père Boulos, ou Père Paul en français. Il nous accueille à bras ouverts, avec un large sourire. Après de brèves présentations, il nous fait visiter le lieu où le camp se déroulera. Au détour d’un portail, nous découvrons le terrain de football financé par les dons de SOS Chrétiens d’Orient. Le vert éclatant du gazon contraste avec l’ocre poussiéreux des bâtiments alentours.

Les premiers enfants arrivent, ils ont entre 5 et 11 ans. Le camp se remplit rapidement de cris et de rires d’enfants qui résonnent joyeusement dans l’enceinte. Cette première journée commence sur une note musicale : les tout-petits se rassemblent, chantent et dansent en reproduisant maladroitement les chorégraphies des animateurs.sos chretiens d orient jordanie camp d ete volontaire cours de francais Puis différentes activités s’enchaînent : un groupe s’essaie aux rudiments de la langue de Molière, tandis qu’un autre est occupé à habiller des silhouettes humaines de vêtements toujours plus originaux… Colle, feutres, paillettes et autres fanfreluches volent aux quatre coins de la pièce ! Les enfants laissent libre cours à leur créativité : cheveux colorés, sourires édentés et robes en tous genres naissent de leur imaginaire débordant. À l’extérieur, un autre groupe se défoule sur le terrain tout neuf au cours de folles parties de football, de « passe à dix » et de « béret ».

La journée se termine avec un cours de catéchisme, dans la chapelle de la paroisse. A l’intérieur, la lumière filtrée par les vitraux multicolores tombe sur la jeune assemblée. Tous sont à l’écoute : leur attention n’est troublée que par de petits rires ponctuels causés par les blagues du père Boulos.

A la sortie, les parents récupèrent des enfants fatigués mais si heureux de leur journée. Volontaires et enfants n’ont qu’une idée en tête : vivement demain !

Ces camps d’été ont lieu grâce à la générosité des donateurs de SOS Chrétiens d’Orient. Pour continuer à égayer les vacances des enfants de la paroisse d’Ader et de beaucoup d’autres à travers le monde : faites un don !