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Quand les réfugiés d'Irak trouvent du répit auprès des volontaires.

FR - 16/08/2019

« C’est incroyable ce que vous faites : vous quittez votre confort, votre famille et vos amis de France pour passer du temps avec des gens que vous ne connaissez pas… Merci, et bravo ! »

« Incroyable », nous dit ce père de famille avant même de nous dire bonjour. C’est un chrétien réfugié d’Irak, rencontré à Amman. Mais pour nous, jeunes volontaires de SOS chrétiens d’Orient, ce que nous donnons semble être si peu par rapport aux besoins que nous rencontrons au fil de chacune de nos journées.

Le réveil sonne tôt, chaque matin, à l’heure où l’air est encore frais. Après le premier chant du muezzin, l’appartement entre en effervescence, et l’odeur du café nous fait définitivement sortir de la torpeur.

Ce matin nous repartons au camp d’été. Les enfants nous attendent, rassemblés en cercle, et sont si heureux de nous voir ! La plupart sont des réfugiés irakiens. Certains se jettent dans mes bras le sourire aux lèvres ! C’est spontané, c’est léger, et en même temps je suis si émue de participer à leur bonheur, rien que quelques jours.

La journée commence par une prière, entonnée par le prêtre : « As salamou alayki, ya Maryam… » (Salut à toi, ô Marie). Nous passons ensuite la matinée à animer des groupes de jeux et d’activités manuelles. J’aime passer du temps avec ces enfants. Malgré les difficultés qu’ils ont vécues, ils sont très souriants, enthousiastes et ne se plaignent jamais. Ils sont pour moi un exemple de courage et de simplicité.

L’après-midi, nous passons du temps avec les familles. C’est un moment que j’aime beaucoup. Mon groupe et moi sommes accueillis avec les traditionnels thé et café parfois accompagnés de gourmandises. Ces familles connaissent bien SOS chrétiens d’Orient, et la confiance qu’ils nous accordent les aide à partager leur histoire plus facilement. Ces familles de chrétiens réfugiés vivent dans la pauvreté la plus totale, mais gardent la foi et l’espérance chevillées au corps. Leur récits sont souvent émouvants, et il n’est pas rare que des larmes roulent sur nos visages émus.sos chretiens d orient jordanie refugies d irak famille volontaires

Le reste de la semaine est marqué par diverses rencontres. Il y a les rendez-vous à « Beit Maryam », la Maison de Marie, les lundi et mercredi. Là, des jeunes filles de 5 à 17 ans, dont les familles rencontrent toutes sortes de difficulté et auxquelles l’association vient en aide, se retrouvent pour échanger, jouer, s’entraider. Nous préparons pour elles des jeux, des activités ludiques, et c’est un moment très important pour ces jeunes filles qui subissent le déracinement, et qui gardent malgré tout une belle joie de vivre !

Le SOS Café, les mardi et vendredi, est une réunion des pères de famille irakiens. Nous partageons avec eux un moment convivial autour du traditionnel café et de parties de dominos. Dans la salle, fragrances épicées embaument et rires éclatent alors que les hommes écrasent bruyamment les dominos sur les tables préparées à cet effet. Cette ambiance animée dure jusqu’au début de la soirée, puis chacun rentre dans son foyer, le cœur réchauffé de s’être senti si bien entouré.

Enfin, ce sont les mères de famille que nous recevons le vendredi. Au programme : ateliers de manucure, tatouages éphémères au henné, cours de danse, confection de bijoux… Le tout arrosée de thé, et au rythme de discussions à bâtons rompues.sos chretiens d orient jordanie refugies d irak meres de famille

« Incroyables », sont en effet les bienfaits de ces rencontres. Pour ces familles déracinées, qui se sentent soutenues par leurs frères d’Occident, nous faisons office de messagers. Je rentre épuisée, mais si heureuse d’avoir délivré ce message – votre message : nous sommes à vos côtés, et vous pouvez compter sur nous.

La générosité des donateurs leur permet de tenir bon. Continuez à les soutenir dans vos prières, et n’oubliez pas de faire un don !