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En Arménie, les enfants d'Arpeni ont l'espoir d'un avenir meilleur.

FR - 16/08/2019

Il est seize heures. Les volontaires d’Arpeni s’apprêtent à recevoir les enfants du voisinage. Ding-dong fait le bruit de la sonnette, avant que les enfants franchissent le pas de la porte et arrivent en courant dans le salon. Suzana, Ani et Vahram arrivent les premiers. Ils s’installent sagement dans le canapé en attendant les autres. Ils ont leur cahier sur les genoux et ont hâte d’apprendre de nouvelles choses. Qu’est-ce que les volontaires ont préparé pour aujourd’hui ? Une chanson ? Le champ lexical de la famille ? Et à quels jeux joueront-ils après la leçon ? Au bout de quelques minutes, tous les enfants sont là : Hagop, Ani, Anton et Lilit les ont rejoints. Ils ont entre quatre et dix ans, et ne se lassent pas de ces activités et cours de français avec les volontaires.

Ani a huit ans, elle est fille de fermiers. Elle va à l’école, comme tous les enfants des 54 familles d’Arpeni. Tous ont à coeur d'aller de l'avant, d'oublier les ravages du séisme de 1988 pour croire en un avenir meilleur. L’été, elle aide ses parents à s’occuper de la ferme. Elle déplace les tas de fumiers, nourrit les oies, tire le lait des vaches et promène les moutons à travers les montagnes et les ruelles du village. Tous les jours, pendant deux heures, elle prend le temps de se rendre chez le père Elia pour assister aux cours de français donné par les volontaires. Le soir, elle aime jouer dans les rues du village avec ses amis, et demande souvent aux volontaires de les rejoindre pour une partie de cache-cache.sos chretiens d orient armenie arpeni montagnes soleil

Elle apprécie énormément les activités organisées par les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient qui ne l’ont, d’ailleurs, jamais vu quitter son sourire. Elle a des difficultés à lire les lettres latines, mais progresse de jour en jour. Les volontaires l’aident à maitriser cet alphabet qu’elle ne connait pas à travers la lecture de prières telles que « Je vous Salue Marie » ou « Notre Père ». Ani, en échange de cet apprentissage, enseigne ces prières en arméniens à ses enseignants qui se prêtent volontiers au jeu.

Aujourd’hui, ce sont les couleurs que les enfants ont appris. « Blanc, noir, jaune, rouge, vert… » : ils répètent assidument les mots prononcés par les volontaires et les écrivent pour pouvoir réviser chez eux. Quand la concentration commence à décroitre, c’est le moment d’entonner quelques chanson, telles que « Au clair de la Lune », ou le « Je vous Salue Marie ».

Au bout de quarante minutes, les enfants n’écoutent plus rien. Deux volontaires déplacent alors la table au fond du salon pour créer un grand espace de jeu. Jeu n’est pas synonyme d’arrêt de travail ! « Jacadi a dit » permet d’apprendre les parties du corps, « Le facteur n’est pas passé » permet d’apprendre les jours de la semaine et « Un, deux, trois soleil » permet aux enfants d’être attentifs à ce qui se passe autour d’eux et de s’adapter à des indications à la fois vocales et corporelles.
Les jeux en groupe laissent ensuite place à de plus petits comités. Les volontaires s’occupent seuls d’un petit nombre d’enfants, séparément. C’est là qu’ils apprennent à mieux se connaitre. Qui aime les chatouilles ? Qui aime chanter ? Enfants et volontaires profitent de ces moments de complicité pour créer des liens forts et inoubliables.

Vers dix-huit heures, le Père Elia apporte le goûter, signe qu’il est bientôt temps pour les enfants de rentrer chez eux. C’est en fredonnant le « Je Vous salue Marie » qu’ils quittent la maison, la laissant tout à coup bien (trop) silencieuse.

Si toi aussi tu veux aider les enfants d’Arpeni et de toute la région à apprendre le français, rejoins-nous !

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