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Les monastères arméniens, trésors architecturaux du christianisme.

FR - 17/10/2019

C’est à bord d’une antique Lada de l’époque soviétique, que les volontaires sont partis ce matin-là sur les routes sinueuses de l’Arménie, à la découverte des monastères du pays.

L’Arménie est devenue le premier Royaume chrétien en 301, lorsque Tiridate IV choisit le christianisme comme religion d’état, et se fit baptiser par Grégoire l’Illuminateur. Les multiples monastères qui jalonnent le territoire sont les témoins de la riche histoire chrétienne de ce pays et sont encore, pour beaucoup, en activité.

sos chretiens orient armenie monastere volontaireMalgré la conduite sportive du chauffeur, nous parvenons à distinguer les magnifiques paysages qui s’offrent à nos yeux, des steppes arides aux montagnes boisées de pins. Tout à coup, une croix, puis un clocher, se détachent au-dessus de la forêt. Nous arrivons au Monastère d’Haghartsin. Perdu dans les montagnes de Tavush, ce majestueux édifice fut construit entre le XIIème et le XIIIème siècles. Saccagé à de nombreuses reprises par les envahisseurs, il fut toujours reconstruit, et il est toujours occupé par l’Église apostolique arménienne. Nous traversons les multiples églises et chapelles du monastère et découvrons ses trésors architecturaux. Partout, des pèlerins allument des cierges qui illuminent d’antiques icônes ornant les lieux. Dans une petite chapelle, nous nous recueillons en récitant une dizaine de chapelet à la lueur des bougies.

A peine avons-nous repris la route qu’un tout autre paysage se dessine au loin. Avec ses eaux à perte de vue, voici le lac Sevan : fierté nationale, c’est le plus grand lac d’un pays totalement enclavé. Sur les hauteurs de la ville de Sevan se trouve un des plus anciens édifices religieux du pays. Le monastère de Sevanavank fut construit au IXème siècle, mais fut presque entièrement détruit en 1930 par les autorités soviétiques. Seules subsistent deux églises surplombant les eaux du lac, construites dans une superbe pierre de couleur noire. Au fur et à mesure que nous approchons de l’édifice principal du site, nous entendons des chants résonner à l’intérieur. Même si un moine nous interdit d’entrer, nous humons l’odeur de l’encens et distinguons dans la pénombre de l’église la robe blanche d’une mariée.

En nous éloignant de la foule de touristes venus visiter l’édifice, nous nous sentons comprimés par la force de ce lieu où des moines sont venus s’installer des siècles auparavant, si beau, si serein, chargé de spiritualité et d’histoire. 

Si toi aussi tu veux découvrir les joyaux religieux de l’Arménie, rejoins-nous ! Deviens volontaire avec SOS Chrétiens d’Orient !