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L'ancien consul général de France à Erbil soutient SOS Chrétiens d'Orient.

FR - 13/09/2019

En tant que Consul général de France à Erbil au Kurdistan d’Irak, dans la période 2012-2016, j’ai été confronté, à partir de l’été 2014, à l’arrivée des déplacés de Mossoul et de la plaine de Ninive, accueillis généreusement par les Kurdes dans de nombreux camps de la Région autonome.

Le gouvernement français, avait, en effet, indiqué, le 26 juillet 2014, dans un communiqué commun des Ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, que « la France était prête à favoriser l'accueil sur notre sol, au titre de l'asile, des déplacés qui fuient les menaces de l'État islamique ».

Ce qui comptait pour moi, c’était l’efficacité et la rapidité, dans un contexte très difficile, de notre aide aux malheureuses personnes, chrétiennes et yézidies, fuyant la violence. J’ai donc travaillé en étroite concertation avec tous les intervenants, -Gouvernement régional du Kurdistan d’Irak, responsables religieux, ONG françaises-, sans distinction ni discrimination.

Parmi les ONG françaises, « SOS Chrétiens d’Orient » a été présente dès le premier jour. Dans ce cadre, j’ai participé, le 25 avril 2015, à l’inauguration de l’école Saint-Behnam-et-Sainte-Sara à Ankawa, mise en place pour 600 élèves. Cette ONG avait déjà ouvert en décembre 2014 à Mangesh, au nord du Kurdistan, l’école Saint-Thomas qui avait permis la scolarisation de 400 enfants. « SOS Chrétiens d’Orient » est également venue en aide à la communauté yézidie, particulièrement persécutée, ainsi qu’à la communauté des Shabaks.

Je n’ai jamais eu que des éloges de cette ONG, que ce soit de la part des autorités kurdes, notamment des Gouverneurs d’Erbil et de Dohouk, des prélats des différentes églises chrétiennes d’Irak, des chefs spirituels et communautaires des Yézidis. Les garçons et les filles de « SOS Chrétiens d’Orient » ont donné, sur place, une belle image de la jeunesse française.

Les « critiques » adressées à cette association (dont je ne fais pas partie) m’ont toujours semblé relever davantage d’arrière-pensées politiques en France que de charité chrétienne ou d’efficacité de l’action humanitaire en Irak.

Alain Guépratte, Consul général de France à Erbil de 2012 à 2016.

Rédigé le 12 Septembre 2019.