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L’offensive turque : une situation catastrophique pour les civils.

FR - 25/10/2019

Soutenez les familles déplacées syriennes dans la Jézireh.

Dans le nord-est syrien, l’offensive turque traine dans son sillage une crise humanitaire dont l’ampleur est encore difficile à estimer. Entre 30.0000 et 50.000 civils syriens* auraient déjà fui les forces turques pour se réfugier en Irak. Autant sont désormais à Hassaké, ville épargnée par les combats, située à une centaine de kilomètres au sud de la frontière turque.

Ils ont emporté tout ce qu’ils avaient car ils le savent, ils pourraient ne jamais revenir. « Ils bombardent les civils, les femmes et les enfants, ne laissant personne derrière, » confie un kurde interrogé à la fenêtre de sa voiture.

Si Ankara (Turquie) a annoncé, le mercredi 23 octobre, la fin de son offensive, les civils, eux, ne sont pas sortis d’affaire. Dans les faits, les combats n’ont pas cessé partout.

sos chretiens orient syrie turquie offensive source de paix crise humanitaireAlors que la Turquie est accusée d’avoir eu recours au phosphore blanc, réputé pour provoquer d’importantes brûlures cutanée, les civils continuent à fuir leurs maisons et à errer sur les routes en quête d’abris. Dans la ville frontalière de Ras Al-Aïn, les soldats turcs continuent de piller les maisons. Dans les villages de Managir et Tel Attash, des pluies d’obus continuent de s’abattre sur les forces kurdes mais aussi sur les civils.

Si à Tel Tamr, les hôpitaux ont été pris d’assaut par les civils, brûlés et amputés, à Tal Abyad, les blessés et personnels soignants ont dû être évacués.

Le climat est d’autant plus tendu que des centaines de djihadistes se sont échappés de douze centre de détention dans le nord-est syrien.

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Interpelé par la situation d’urgence, tant côté syrien que côté irakien, SOS Chrétiens d’Orient met en œuvre un plan d’actions d’urgence.

sos chretiens orient offensive kurde alexandre goodarzyAlexandre Goodarzy, chef de mission en Syrie, attend toujours son autorisation pour se rendre dans la Jézireh et venir en aide aux déplacés syriens de Hassaké et spécialement aux familles chrétiennes de Qamishli.

« C’est dangereux. Non seulement la zone où je compte me rendre est risquée mais la route pour y accéder aussi. Si je parviens en Jézireh malgré tous ces risques, à quoi cela servira-t-il si j’y arrive les mains vides ? Je dois remplir mes fourgons avec le maximum de matériel avant de partir. »

Son objectif est de distribuer, le plus rapidement possible, des colis alimentaire et hygiénique ainsi que des centaines de litres de mazout pour le chauffage hivernal.

Depuis la France, avec un simple geste, vous pouvez concrètement agir pour les aider. Face à l’offensive turque, répondons par la charité. La haine n’aidera pas les familles syriennes en proie à un nouvel exil. Soyez certain que, dans l’urgence, chaque euro compte.

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* selon une le Kurdistan Regional Government (KRG)