Revue de presse

« Nuit aux Invalides » pour les chrétiens d’Orient : quand l’histoire entre au service du présent

Famille chrétienne

27 juin 2016

Dès 20h la file s’allongeait devant l’hôtel des Invalides. Jeudi 23 juin s’est déroulée une soirée au profit des chrétiens d’Orient, autour du son et lumière historique « La Nuit aux Invalides ». Un peu plus de 2 000 personnes ont répondu à l’appel de SOS Chrétiens d'Orient, une jeune association d’entraide présente en Syrie, en Irak, au Liban, et depuis peu en Jordanie, et de l’association historique Aide à l'Église en Détresse, qui soutient les chrétiens persécutés dans le monde.

 

Chrétiens d’Occident, chrétiens d’Orient : un destin commun ?

Plusieurs animations occupent les participants, en attendant que tombe la nuit, en ces jours les plus longs de l’année. Dans la chapelle impériale la chorale Gaudete donne un concert de chants méditatifs tandis que sous les porches, plusieurs auteurs se livrent à des séances de dédicaces. Parmi eux, les journalistes Jean Sévillia, Laurent Dandrieu ou Frédéric Pons, ou encore Véronique Lévy, la sœur de Bernard-Henri Lévy, convertie au catholicisme et baptisée en 2012 à la cathédrale Notre-Dame de Paris. On croise également Charles Beigbeder et la maire du 7e arrondissement, Rachida Dati.

Pour Philippe de Villiers, dont le stand ne désemplit pas, « Les chrétiens d’Orient sont massacrés sur une terre qui a toujours été la leur, et sont abandonnés par l’Occident. » Le fondateur du Puy-du-Fou appelle « les chrétiens d’Occident à se rend[re] compte de ce qui se passe là-bas et à médite[r] le message de leurs frères d’Orient : « regardez ce qui nous arrive, cela pourrait vous arriver. » Il voit dans les massacres de chrétiens par l’Etat islamique la marque d’une lutte entre « un islam conquérant et un christianisme résiduel ».

A la tombée de la nuit, Marc Fromager, directeur de l’AED et Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient, remercient les participants à la soirée, dont l’objectif est de financer la reconstruction de l'école de la cathédrale de Bagdad. L’argument principal ? Le sort des chrétiens d’ici est lié à celui des chrétiens de là-bas.

 

Une histoire vivante

Vers 22h30, l’assistance, impatiente et plutôt jeune s’assoit sur les pavés de la vaste cour d’honneur des Invalides, un lieu chargé d’Histoire que le spectacle de son et lumière réalisé par Amaclio s’apprête à leur faire découvrir. Sous les auspices de Charlemagne et de Saint Louis, 2 000 ans d’Histoire de France sont présentés dans un spectacle d’une heure qui va de la bataille des Gaulois (tribu des Parisii) contre les Romains au Champ-de-Mars jusqu’à la transformation de l’hôtel des Invalides en musée de l’Armée. La voix chaude d’André Dussolier narre une histoire charnelle et mouvementée, qui met à l’honneur les grandes figures de Louis XIV, Napoléon Ier et Charles de Gaulle.

A la sortie, les participants, contents de leur soirée, soulignent le plaisir visuel que leur ont procuré ces « pierres animées » et le fait d’avoir appris à mieux connaître un monument emblématique de notre capitale. Ce soir-là, dans le combat entre Chronos, le dieu du temps destructeur qui pèse telle une menace tout le long du spectacle, et la Mémoire, c’est cette dernière qui l’emporte.

 

Un article de Eléonore de Vulpillières pour Famille chrétienne