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Sainte Mariam Baouardy, le lys de Palestine

FR - 29/08/2019

Sœur Mariam Baouardy, la « petite Arabe » devenue Carmélite à Bethléem au XIX° siècle, reçut tout au long de sa vie des extraordinaires grâces mystiques du Seigneur: prophéties, lévitations, stigmates, extases. Pont entre l’Orient et l’Occident, elle nous invite à vivre plus intensément la communion des saints dans le souffle de l’Esprit-Saint. Sa vie comme sa mort soulignent que la simplicité des tout-petits touche le Cœur du Seigneur car il peut déployer son Amour en plénitude. La Terre Sainte fêtait le 26 août l’anniversaire des 141 ans de sa mort.

Après la mort en bas-âge de douze garçons, Georges Baouardy et sa femme vont en pèlerinage à Bethléem pour demander à l’Enfant Jésus une petite fille à qui ils promettent de donner le nom de la Vierge. C’est ainsi que Mariam naît le 5 janvier 1846, à Abellin en Galilée. Ses parents de rit oriental, originaire du Liban et de Damas vivent modestement, dans l’émerveillement devant la beauté de la Création.

Orpheline à l’âge de 3 ans, elle est recueillie par son oncle paternel à Alexandrie, qui veut la marier de force. Mais déjà, Mariam se sent appeler à consacrer sa vie au Seigneur. En fuite, elle se réfugie chez un ancien domestique musulman qui l’adjure de se convertir à l’islam. Devant son refus, il lui tranche la gorge avec un cimeterre. Mais son heure n’est pas encore venue. Elle se réveille dans une grotte, où elle est soignée et miraculeusement guérie par une dame vêtue de bleu, qu’elle saura plus tard être la Vierge Marie.

Dès lors, ses pas la conduisent successivement à Alexandrie, Beyrouth, Marseille et à Pau, où elle rentre au Carmel sous le nom de Sœur Marie de jésus Crucifié. Après de nouvelles pérégrinations, elle s’établit finalement à Bethléem où elle fonde le Carmel. En août 1878, portant à boire aux ouvriers, elle tombe dans l’escalier et se brise un bras. La gangrène s’y installe rapidement et elle décède le 26 août 1878 à l’âge de 33 ans.

Elle est béatifiée le 13 novembre 1983 et canonisée le 17 mai 2015.

Dans ce Proche-Orient, aujourd’hui dévasté, résonne une prémonition de Sœur Mariam en extase, à Bethléem, et que des mères peuvent faire leur avec désespoir: « En me voyant comme une terre stérile, j’ai crié vers le Seigneur. Je Lui ai dit: « Ma terre est sèche et brûlée, envoyez-lui votre rosée… Mes lèvres sont desséchées, je ne puis les remuer pour Vous appeler à mon secours. Seigneur, envoyez votre rosée à cette terre stérile pour qu’elle reprenne vie. »