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Irak : Le don de soi par-delà les frontières

FR - 02/01/2019

L’expérience commence un matin de septembre. 4h30, il faut se lever et partir, partir pour une nouvelle aventure. On prend son sac, on laisse aux portes de l’avion sa petite vie tranquille, son confort, mais aussi ses petits soucis du quotidien. On a tous des objectifs précis lorsqu’on part, mais on s’aperçoit vite qu’il n’y a que l’abandon qui compte.

Arrivée à l’aéroport d’Erbil, passage de la douane, récupération des bagages, arrivée à la maison, topos sécurités, topos géopolitiques, rendez-vous carte de séjour, évaluations, cours de cuisines, donations, ménage, cuisine, etc. Les jours défilent à un rythme effréné.

Petite pause, retour en arrière : J’ai 21 ans, je suis diplômée de l’école d’infirmière de Nice depuis quelques mois. Je suis partie avec SOS Chrétiens d’Orient dans le but de me réaliser personnellement, en mission humanitaire. Je suis partie dans le but de voir de mes propres yeux les racines chrétiennes en Orient. Je suis partie dans le but de tout simplement couper avec ma vie occidentale et retrouver une certaine simplicité dans mes relations aux autres.

Après un mois passé dans la capitale, je pars pour l’antenne de Badaresh.

La rythme de vie se ralentit. Nos activités changent aussi.

L’urgence n’est plus de visiter les familles, on les connaît toutes et elles nous connaissent bien aussi. Ce qui m’a frappé c’est cette nouvelle proximité avec les chrétiens d’Orient. Nous n’étions plus de simple visiteur. Nous habitions chez eux à présent. Nous avions plusieurs projets en cours dans le village et ses environs. Déterrer une chapelle vielle de 300 ans, pour pouvoir la reconstruire après, nettoyer et protéger un cimetière pour pouvoir rendre un peu de dignité aux défunts présents. Et puis il y avait surtout notre présence. C’est le projet le plus important de SOS Chrétiens d’Orient.

Au début de ma mission, ma présence me semblait futile face à l’immensité du travail à accomplir. Il nous arrivait de passer des après-midi à juste être présent. Mais lorsque nous croisions le regard de cette femme âgée qui essaye de vous remercier de tout son cœur, alors là, vous compreniez directement que vous étiez à la bonne place, à votre place.

Les cœurs ne s’ouvrent pas qu’avec des mots. Un regard, un geste, une marque de gratitude vaut plus que tous les grands discours que nous pourrions recevoir sur l’importance de donner pour recevoir. Et c’est ce que je retiendrais le plus de ma mission en Iraq.

Le don de soi, sans rien attendre en retour est la plus grande des grâces qui peut être permise de vivre. Vous choisissez de quitter la France, vous choisissez de laisser votre famille et vos amis, vous choisissez de venir vivre une expérience forte. Peut-être que votre but c’est de comprendre la situation ou alors juste de donner de votre temps pour l’autre. Mais soyez certain d’une chose : Lorsqu’on part pour se donner, pour donner de son temps, on reçoit le quintuple de ce qu’on a pu donner.

Lorsqu’on rentre de mission, vient le temps des remerciements. Alors merci à SOS Chrétiens d’Orient de nous permettre d’être auprès des chrétiens qui souffrent et de nous permettre de les aider. Merci aux chefs et chefs adjoints de mission qui nous permettent de vivre sur place des moments forts et inoubliables. Merci à tous les volontaires, passés, présents et futurs, qui font en sortent que l’association continue d’exister.

Ne te pose plus la question ! Rejoins les volontaires en mission !