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"Je me battrai pour elle jusqu'à mon dernier souffle."

FR - 05/02/2019

Lorsqu’ils ont donné à leur fille le prénom de Shams (le Soleil), ils n’ont pas imaginé une seule seconde qu’elle souffrirait autant dès ses premiers jours. Shams est le soleil de ses parents et la lumière de ses frères et sœurs. Malheureusement, elle ne souffre pas seulement de maladie, mais aussi d’être née à Alep en 2016, au milieu de la guerre. La ville millénaire a perdu la majeure partie de ses infrastructures médicales. Les hôpitaux ont étés bombardés, détruits ou même pillés par les terroristes et les médecins sont partis.

Au bout d’un an, les parents de Shams se sont rendu compte qu’elle ne grandissait pas normalement. Ils ont frappé à toutes les portes des docteurs de la ville mais aucun n’a été en capacité de poser un diagnostic, par manque d’équipement de pointe. Ils auraient dû l’emmener à Damas ou Beyrouth, mais au même moment, ils ont dû quitter leur maison et se réfugier dans un appartement dans un quartier plus lointain et sûr en raison des nombreuses offensives menées par les terroristes. A cause de la guerre, en raison des difficultés de déplacements et de la dégradation de la situation économique, le père de Shams a dû attendre pour l’emmener à Damas.

Après examen médical poussé, Shams a été diagnostiqué d'une maladie rare au foie. Aucune solution n’a été trouvée malgré leur appel à l’aide auprès de nombreuses associations et organisations internationales. « Nous n'aidons pas les causes désespérées, » se sont-ils vus répondre.

« Elle est un mignon petit soleil, elle est le nôtre. Mais la vie la quitte progressivement. Je me battrai pour elle jusqu'à mon dernier souffle. » Muhammad, le père de Shams.