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Une matinée avec les enfants handicapés de Saint George

FR - 12/02/2019

Lorsque l’on passe par la rue Al Aruba, la grande mosaïque de l’église Saint George se détache du paysage. Le centre pour handicapés al Hakme, situé dans vieille ville en plein milieu de la zone de guerre, fut la cible de nombreux obus et a dû fermer. Les enfants handicapés n’avaient plus alors aucun endroit pour eux et n’étaient plus une priorité pour personne, souffrant seuls dans l’indifférence générale.

Le père Jammous, curé de l’église Saint-George et directeur de l’école élémentaire et secondaire de l’église, a toujours soutenu ces enfants et leur cause. Il a donc réservé deux salles de classe dans l’école pour rouvrir le centre. Ces deux classes sont un des rares endroits où l’on entoure ces enfants, qui non seulement ont besoin de soins et d’attention, mais nécessitent aussi des soins et enseignements spécifiques.

Si l’on s’arrête à la porte principale de Saint George, nul n’est besoin de tendre l’oreille pour entendre le bruit des enfants qui jouent. Et si l’on entre, on peut voir alors des centaines d’enfants qui courent, sautent, rient… et pendant quelques minutes, on a l’impression que la guerre est terminée. Ces enfants pleins d’énergie qui jouent, qui ont pourtant souffert de la guerre, qui ont vu leur ville dans ses moments les plus noirs et ont vécu des événements difficiles, représentent l’espoir et le futur du pays.

En forme de grand U, entourant la cour de récréation, les salles de classes. Et dans un angle, les deux salles spécifiques, où les enfants handicapés peuvent apprendre à passer au-dessus des obstacles, et petit à petit, à être un peu plus indépendants, et enfin ne plus être considérés comme un fardeau pour la société. Avec de vieilles affiches aux murs et un petit nombre d’équipements, les institutrices travaillent à changer la vie de ces enfants.

Chaque semaine, le mardi matin, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient visitent ces enfants, jouent avec eux, et assistent les professeurs dans leurs cours et leurs activités. « En y allant, nous pensons simplement passer un moment avec eux, apporter de l’aide lors des bricolages et coloriages, mais chaque fois que nous quittons le centre, nous nous sentons affermis et plus joyeux, parce que dans ces moments simples avec les enfants, nous sommes à chaque fois touchés par leur capacité à être si facilement heureux, et à offrir leur confiance et leurs sourires. »

Giosuè, volontaire de la mission d’Alep : « Ils me poussent à voir la simplicité des choses, ils se réjouissent vraiment en faisant de petites choses, et simplement du fait des moments tous ensembles. J’ai passé un peu plus de temps avec l’une d’entre-eux, Jida, à travailler sur ses cours de mathématiques, et à chaque fois que l’on finit elle me serre dans ses bras. Même quand il m’arrive d’être d’humeur plus sombre, je repars toujours le sourire aux lèvres quand je viens ici. »

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