Actualités

Avec les orphelins de Mar Boulos.

FR - 15/04/2019

Comme chaque mardi, j’accompagne les volontaires de Damas à l’Orphelinat de Mar Boulos, traduction arabe de Saint Paul. Le taxi nous dépose à la porte de l’Ouest, Bab Sharki. Chaque semaine, j’essaie de ne pas oublier le privilège qui est le mien : emprunter la rue droite citée dans les Actes des Apôtres, à une centaine de mètres de la Maison où Saint Paul s’est converti, grâce à l’action de Saint Ananie, inspiré par une vision de l’homme extraordinaire qu’il allait rencontrer, et dont l’action changera la face du Monde.

Ça et là, d’anciennes colonnes antiques sur lesquelles sont apposés des avis de décès rappellent que Damas est la plus vieille capitale habitée du Monde. L’orphelinat est situé à flanc des remparts de la vieille ville, à l‘endroit même ou Saint Paul s’est échappé en franchissant la muraille dans un panier en osier. Les Actes des apôtres sont dignes du meilleur des romans d’aventure.

Lorsque nous arrivons dans la cour, les enfants viennent à nous en courant. Je suis toujours ému de l’affection avec laquelle nous sommes accueillis. Le petit Georges me serre le cou dans ses bras trop maigres, comme à chaque fois. Chacune de leur histoire est tragique, et ils nous donnent pourtant une leçon de joie de vivre impressionnante. Ils ont de 4 à 15 ans, et sont une trentaine à vivre ici, sous la surveillance bienveillante et affectueuse de Sœur Nouhade, qui les considère comme leurs propres enfants. Tous ne sont pas orphelins, certains sont juste laissés par leurs familles qui n’ont plus les moyens de les nourrir.

sos chretiens orient syrieAujourd’hui, nous continuons de jouer avec eux, d’être pour eux une simple présence adulte et amicale. Chaque mardi après-midi se termine par un petit cours de français. Ils nous confient leurs rêves. Eux que la guerre a touché en plein cœur, en emportant leurs parents, sont remplis de projets et d’optimisme. Parfois, on surprend l’un d’eux en larmes. Sans mots pour les réconforter, on se contente d’être présents, un peu délaissés parfois. Je suis toujours touché par la manière dont les plus grands s’occupent des plus petits. Les plus âgés sont devenus de petits hommes et de petites femmes responsables de tout le reste du groupe.

Ces enfants que nous allons voir chaque semaine sont devenus nos amis, et nous avons la chance de recevoir leurs sourires et leurs confidences. Notre simple présence les touche et les aide, et ils nous apprennent beaucoup. Ils sont à la fois le visage de la souffrance du peuple syrien, mais aussi celui de l’espérance et de leur rêve de vivre dans une Syrie en paix.

Rejoins les volontaires en Syrie et viens rencontrer les enfants de l'orphelinat de Damas.

soutenez les chrétiens d’orient en achetant leurs productions locales