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Les Sœurs de la charité font rayonner la francophonie en Syrie.

FR - 29/04/2019

Les sœurs de la charité de Sainte-Jeanne-Antide-Thouret, plus communément appelées les sœurs de Besançon, se dévouent à l’éducation de la jeunesse. Cette congrégation religieuse fondée en 1799 par Sainte-Jeanne-Antide-Thouret à Besançon s’est implantée dans de nombreux pays dont la Syrie. Aujourd’hui, beaucoup des Syriens francophones, que nous avons rencontrés, nous disent devoir leur bilinguisme aux sœurs de Besançon.

A Damas, l’école Madrasat Al Riaya Al Khassa comptait avant-guerre 2.300 élèves et aujourd’hui seulement 1.250 élèves suivent une scolarité. Leurs locaux dans le quartier de Mleha, riverains des zones rebelles, ayant été détruits par la guerre, les sœurs ont dû déménager dans un quartier de la vieille ville. Leurs nouveaux locaux sont trop petits pour accueillir tous les élèves… Ainsi, les huit classes de maternelles sont installées dans une toute petite maison damascène aménagée pour l’occasion…

« Les enfants, aujourd’hui nous allons apprendre les formes géométriques. Fady, dessine-moi un carré. » Lentement, d’une main mal-assurée et tremblante, le garçonnet, âgé de cinq ans, trace la figure demandée. A la fin, un sourire de fierté illumine son visage tandis que ses petits camarades l’applaudissent.

Malgré les sureffectifs dans les classes, les enseignants s’adaptent à chaque enfant qui peut progresser à son propre rythme.

Sœur Fida, responsable de la pédagogie, se donne sans compter à tous ces enfants pour leur proposer une formation intellectuelle de qualité. « L’apprentissage du français dès la petite section de maternelle est obligatoire pour tous et chaque enfant doit être en mesure de s’exprimer en arabe et dans la langue de Molière ! En maternelle, la moitié des cours est en français tandis que l’autre  est en arabe. Ainsi, nos élèves arrivent rapidement à s’exprimer dans les deux langues. »

Les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient viennent dans cette école pour animer des discussions en français avec les élèves en s’adaptant à leur programme scolaire pour les faire progresser.

Mais les élèves ne sont pas les seuls à participer à ces discussions en français…

« -  Yani, ne t’inquiétez !

-  Non, Rana, en français, nous disons : ‘’ ne t’inquiètes pas’’ ou alors ‘’ne vous inquiétez pas’’.  Tu ne peux pas mélanger les deux formes !!! »

Les professeurs eux-aussi perfectionnent leur niveau pour préparer les leçons suivantes.

« A la fin de chaque cours, nous nous mêlons avec beaucoup de joie aux enfants pendant leur récréation. Ici, une partie de football s’engage tandis que là-bas les plus jeunes jouent à la marelle. Et à chaque fois, nous leur parlons en français ! » Baudouin, volontaire en Syrie.

Si toi aussi tu souhaites transmettre tes connaissances linguistiques et préparer la jeunesse syrienne au futur, rejoins les volontaires en mission : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.