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Rmeich à l'épreuve de la solitude.

FR - 19/06/2019

Le temps d’une journée, tous les volontaires ont rendez-vous à Rmeich, village situé près de la frontière israélo-libanaise. Au programme sont annoncées des visites aux domiciles de personnes handicapées et des cours de français dans l’école du village.

La route est longue bien que somptueuse. Les vestiges laissés par les Romains témoignent d’un passé archéologique riche. Les points de contrôle, dont le nombre ne fait que croître à l’approche de la frontière, retardent l’arrivée des volontaires à Rmeich. Le douloureux passé du Liban, bien qu’aujourd’hui révolu, a décidément laissé une empreinte impérissable à travers la nation toute entière.

Après une nuit certes courte mais reposante, la tournée de visite aux personnes handicapées débute. Accompagnés d’un traducteur, les volontaires arrivent chez Elias, amputé d’une jambe à cause de multiples problèmes de santé. Cela fait neuf ans qu’il doit rester allongé, avec un imposant sac de médicaments à portée de main. « Sortez-vous ? », s’inquiète une volontaire. « Non », répond-t-il gêné. « Ces murs sont mon seul horizon depuis bientôt une décennie. » Incapable de travailler, il peine à obtenir les médicaments nécessaires à son traitement et reste dépendant des dons du voisinage. Promesse est faite de revenir le visiter le plus vite possible.

Au local d’une association de Rmeich, les volontaires sont surpris de croiser trois militaires français mandatés par la FINUL, organisme des Nations Unis chargé de maintenir la paix au Liban. Autour d’un café, ces derniers racontent leur quotidien. Un étonnant échange entre Français se retrouvant au milieu d’un village libanais du Sud Liban. « Que nous portions l’uniforme ou le polo blanc de l’association, bien que nous soyons issus de divers milieux, nous assurons une mission avec finalement un objectif similaire », explique Jean-Baptiste, volontaire au Liban.

A l’école de Rmeich, certains volontaires assistent les enfants lors des cours de français. « Comment t’appelles-tu ? » Cette question, entendue des dizaines de fois, marque le premier échange entre les écoliers curieux et les nouveaux venus. Les présentations faites, avec plus ou moins de facilité étant donné le nombre d’enfants entourant les volontaires, les cours peuvent enfin débuter.

Participez, vous aussi, au prompt rétablissement des personnes malades et à l'éducation de leurs enfants. Faites un don.