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Une aventure incroyable avec les chiffonniers du Caire.

FR - 27/06/2019

Clarisse, 20 ans, est originaire d’Aix-en-Provence. Étudiante en première année de BTS Design Graphique, elle fait le choix mi-novembre d’arrêter sa formation. Attirée depuis longtemps par une mission humanitaire, elle se pose sérieusement la question de franchir le pas. Seule la peur de communiquer la tiraille. Clarisse est sourde de naissance. Mais rien n’y fait, elle se porte volontaire auprès de l’association pour un départ à Héliopolis au Caire.

« Je voulais me rendre utile, enrichir ma foi, ma vie spirituelle, servir ceux qui ont en besoin et réfléchir posément à mes choix professionnels. Mais aussi mieux connaitre l’histoire du pays, la culture et le patrimoine du Proche-Orient ainsi que le système politique et religieux.

A Héliopolis, au quartier des chiffonniers de Ezbet El Nakhl, je fus mandaté pour servir les plus démunis telles que les personnes âgées de la maison de retraite de « Matarya », les personnes handicapées de « Sheraton », les enfants de la garderie de Miss Leila et les jeunes filles et garçons orphelins. Je fus également en charge des cours de français à l’école francophone Saint-Vincent-de- Paul. »

Mais s’il est une mission que Clarisse apprécie particulièrement ce fut celle qui la conduisit à Matarya auprès des familles des chiffonniers. Celles-ci se livrent, expliquent leur besoin matériel, si elles le souhaitent, et expriment leur détresse. Ce sont des témoignages poignants : nombreuses sont les familles qui n’ont pas les moyens de soigner leurs enfants, qui ont parfois besoin de soins urgents et vitaux.

« Ces visites m’ont bouleversé. Malgré une pauvreté omniprésente, les familles gardent la foi et l’espérance. Nous, Français, ne vivons pas toujours dans la misère matérielle, mais tous nous côtoyons la misère humaine et spirituelle. Bien plus grave ! Nous sommes matérialistes et sommes éblouis par tout ce qui brille. Nous avons perdu les valeurs essentielles.

Dans un centre pour les personnes handicapées au quartier des chiffonniers, j’ai rencontré Sameah, un enfant sourd, âgé de huit ans. Tout comme moi, il porte un implant cochléaire. Mais lui ne parle pas, il est muet. J'ai quitté l'Egypte avant d'avoir eu l'occasion de l'aider à communiquer et de lui apprendre l’alphabet silencieux. Personne ne s’occupe de lui… Cela me rend triste …

Ma mission a dépassé mes attentes. J’aurais bien aimé qu’elle dure plus longtemps car les liens tissés avec les volontaires et les Égyptiens se développent avec le temps.

sos chretiens orient volontaire egypteGrâce à cet engagement, j’ai pris conscience de l’immense privilège d’être née en France surtout dans ma situation. J’appréhendais ma mission du fait de ma difficulté à communiquer et à comprendre les conversations en Français. Dans les faits, cela n’a pas été un problème avec les enfants. Notre présence, notre sourire, nos gestes les réconfortent et leur font du bien.

En conclusion, je retiendrai que dans la vie il faut aller à l’essentiel, ne pas perdre son temps avec des futilités. J’ai rencontré une population chrétienne d’Égypte solidaire, chaleureuse, accueillante, simple qui est dans le désarroi. Je leur ai apporté un peu à la mesure de mes petits moyens...et ils me l’ont rendu au centuple ! 

Je ne peux pas m’apitoyer sur mon sort mais plutôt ne jamais baisser les bras, me battre, avoir confiance, rester simple, garder le sourire et donner du temps pour ceux qui m’entourent. Notre avenir est LÀ-HAUT ! Et merci à ceux tous ceux qui m’ont fait confiance. »

Clarisse

Tu as sûrement des milliers de raison de ne pas devenir volontaire même si tu en as envie. Mais sais-tu à côté de quoi tu passes ? Lance-toi : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Et si tu ne peux pas partir, tu peux financer une partie des actions de l’association en Égypte. Fais un don.