RéNOVER LES SANITAIRES DE L'éCOLE SAINT-ELIE

Bhamdoun, ville située dans la vallée de Lamartine, présente encore les stigmates de la guerre passée. Sur la route, des bâtiments criblés de balles peinent à tenir debout et témoignent de la violence que la population chrétienne a pu subir tout au long de la guerre civile, et notamment lors de la chasse des chrétiens de Bhamdoun en 1983. C’est pour cette raison que William, fonctionnaire de la ville, nous a invité à visiter l’école maronite de Saint-Elie, où nous sommes alors reçus par sœur Agathe, directrice de l’école.

Soeur Agathe, directrice de l'école Saint-Élie

Avant la guerre, neuf-cent enfants étaient scolarisés ici. Aujourd’hui, ils sont à peine deux-cent-cinquante.

Sœur Agathe nous explique que la particularité de cette école vient de la mixité religieuse si singulière des écoliers : la moitié est chrétienne, l’autre druze. Symbole de paix et de vivre ensemble, l’établissement nécessite néanmoins bon nombre de travaux et de réaménagements. Émue, elle insiste sur le fait que, malgré un passé difficile, l’école doit conserver cet atout, garant d’une paix stable et au-delà des conflits religieux. « Quand nous avons été contraint de quitter l’école pendant la guerre, ce fut un moment très douloureux. Quand nous sommes revenus, une fois les affrontements terminés, l’école n’était plus. Plus une table, plus un tableau, plus un mur, plus une porte, plus un document, tout était parti en fumée, seuls les cendres et le sol brûlé délimitaient encore l’école meurtrie. Nous avons du tout reconstruire ».

Dans le sous-sol, nous constatons avec consternation la difficulté dans laquelle l’école Saint-Elie se trouve. Depuis de longs couloirs sombres, la multitude de toilettes vétustes témoignent de l’urgence sanitaire dont font face les sœurs de l’établissement, mais surtout les élèves. Tout est à refaire, que ce soit au niveau de la plomberie défectueuse, de la tuyauterie manquante ou des éviers et toilettes usés.

« Comment peut-on assurer une éducation saine aux enfants si notre établissement ne l’est pas ? », insiste sœur Agathe. Outre le désarroi des écoliers, le risque sanitaire est davantage présent, avec un fort risque de maladies qui peuvent se propager à travers l’école. Ainsi, nous essayons de rassurer les sœurs en promettant un retour prochain ainsi que notre participation à la lutte contre l’insalubrité de cet espace de vie, afin que l’école puisse retrouver toute la dignité qu’elle mérite.

Le coût des travaux de rénovation des sanitaires de l’école Saint-Elie sont estimés à 10.000€. SOS Chrétiens d’Orient s’est engagé à le financer à hauteur de 3.000€.

Permettez aux enfants de retrouver des sanitaires décents.

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"Regarder l'autre, l'écouter, lui sourire, s'intéresser à lui, d'après moi, c'est le commencement de l'être humain."

Sœur Emmanuelle,